magali klein – apicultrice à Champlitte

l’apiculture biologique

Pour l’apiculture, respecter le cahier des charges de l’agriculture biologique cela veut dire concrètement :

– avoir un environnement favorable dans un rayon de 3km autour des ruchers : des floraisons sauvages, des cultures conduites en AB ou à faibles risques comme les prairies ou les luzernes, l’absence de zone de pollution. C’est ainsi que je collabore régulièrement avec les agriculteurs bio du secteur et que mes abeilles profitent des belles zones préservées sur les prairies sèches du secteur chanitois. C’est pourquoi aussi la miellée de printemps ne bénéficie pas du certificat, puisqu’elle a lieu pendant la floraison du colza.
– veiller à ce que les abeilles aient assez de ressources toute l’année, particulièrement en leur laissant largement de quoi subsister pendant l’hiver. Et seulement si la survie des abeilles est en jeu, un nourrissement peut être possible, uniquement avec du miel ou du sucre bio.
– utiliser la phytothérapie, les acides oxalique et formique pour traiter les colonies contre les maladies et particulièrement contre varroa (cet acarien qui vit dans les ruches, et qui en piquant les abeilles pour se nourrir, les affaiblit et leur transmet des maladies).
– utiliser uniquement les cires d’opercules issues des récoltes de miel (vierges de toute contamination extérieure) pour la confection de nouveaux cadres de cire gaufrée.
– préserver l’intégrité de la reine, en veillant à ne jamais lui couper d’aile ; pratique utilisée en vue d’éviter l’essaimage des colonies.